États-Unis : La Jument Perdue (1947)

Tous les titres :

Affaire Lefrançois (L')

Amiral a disparu (L')

Assassin (L')

Au Rendez - Vous des Terre - Neuvas

Blanc à lunettes (Le)

Capitaine du Vasco (Le)

Châle de Marie Dudon (Le)

Chat (Le)

Cheminée du Lorraine (La)

Deuil de Fonsine (Le)

Écluse no 1 (L')

Étrangleur de Moret (L')

G.7

Gens d'en face (Les)

Guinguette à deux sous (La)

Homme tatoué (L')

Homme tout nu (L')

Inconnue d'Étretat (L')

Inspecteur Cadavre (L')

Jument perdue (La)

Larmes de bougies (Les)

Maigret et Monsieur Charles

Maison du canal (La)

Mariés du premier décembre (Les)

Mystères du Grand - Saint - Georges (Les)

Novembre

Otto Müller

Pacha (Le)

Péniche aux deux pendus (La)

Quarante - cinq degrés à l'ombre

Quartier nègre

Stan le tueur

Suspect(Le)

Témoignage de l'enfant de choeur (Le)

Valérie s'en va

La Jument perdue est un des romans américains de Georges Simenon.  L'auteur racontait-il des choses différentes aux États-Unis, par rapport à ce qu'il disait de l'Europe ou de l'Afrique ?  Pas vraiment, parce que, comme d'habitude, on peut classer les personnages en bons et en méchants, que le facteur étranger est très présent, de même que les questions de morale.

Simenon croyait fondamentalement à la morale et à la vertu.  John Evans, "Curly John", est le personnage le plus vertueux du roman.  Curly John est tellement droit et honnête, un peu comme Maigret, qu'il sert d'arbitre dans les discussions et que les autres lui demandent conseil.  Curly John est comme une sorte de phare qui indique le droit chemin aux autres.  Curly John accepte la situation avec bonhomie, trop peut-être, car on soupçonne la fausse-modestie.  Curly John a besoin de reconnaissance sociale.  Il aime bien être au-dessus du commun des mortels, faire partie de l'élite, [Voir l'extrait no 16] ce qui reflète bien l'ambiguïté de l'auteur, qui se prétendait un homme comme un autre, tout en étant très fier d'être une vedette.  Curly John aime bien être entouré, être le centre de l'univers.  Il vit avec sa soeur qui lui a consacré sa vie.  Il refusait d'épouser Peggy Clum, tant qu'elle était riche, pour ne pas être inférieur à elle et n'est redevenu ami avec Andy Spencer que lorsque celui-ci a été ruiné.  Curly John supporte mal la concurrence, les égaux et les supérieurs.

La deuxième bonne personne de ce roman est Mathilda, la soeur de Curly John.  Mathilda représente une des faces de la femme honorable : la bonne maîtresse de maison.  Mathilda est "grosse", "un peu molle", avec toujours "un sourire maternel aux lèvres".  Humble, elle ne voit presque personne comme toutes les femmes honorables.  Et Mathilda n'est pas trop jolie, ni très bien habillée, ce n'est pas nécessaire.

Curly John a longtemps rêvé d'épouser Peggy Clum, mais la fortune de Peggy a toujours été une barrière infranchissable pour lui, parce que, théoriquement, les épouses sont censées être dociles et soumises envers leurs maris.  Donc, comme le disaient Michelet et Schopenhauer, les épouses ne devraient pas être plus riches que leurs maris.  Ajoutons que, d'après la loi salique, les femmes ne devraient pas hériter de fortunes ou administrer des propriétés.

Parce qu'elle est une riche héritière et parce que Simenon aimait bien dire du mal même de ses amis, Peggy Clum est un petit peu dépréciée, elle qui est "gale comme pas une" et parfois "maquillée comme une perruche".

La ruine de Peggy permettra peut-être à Curly John de la demander en mariage.

Face aux "bons", il y a toujours le camp des "méchants".

Le plus grand méchant de l'histoire est sans doute Ronald Phelps.  C'est lui qui avait payé un tueur pour assassiner Curly John.  Phelps a fait quelque chose de mal et en plus, il est déprécié dans les propres mots de l'auteur.  Phelps était un "avare solitaire", qui avait une "apparence ridicule", qui "avait toujours la goutte au nez", qui était "la plus grande fripouille vivant sur le territoire de l'Arizona".  Phelps est mort en Angleterre, en exil par rapport aux États-Unis.

Manuel Romero, un Mexicain,  était le tueur que Phelps avait payé pour assassiner Curly John.  Le facteur "mexicain" est très présent, dans ce roman.  Dans les romans américains de Simenon, les Mexicains jouent le même rôle que les Polonais jouent en Europe.  Les Mexicains sont souvent très pauvres, criminels ou ont de mauvaises moeurs.

Ce qu'on peut retenir de l'aventure Romero, c'est que le crime existe, contrairement à ce qu'ont tenté de faire croire l'auteur et certains de ses admirateurs, dans une partie de leurs discours : "Nous sommes tous des assassins, "les criminels ne sont pas responsables de leurs actes" ...  Payer quelqu'un pour faire assassiner une autre personne n'est pas une très bonne chose.  Les victimes ne sont pas obligées de se laisser faire.  Les coupables doivent s'attendre à être punis.  Romero est tué par Curly John.

Les propriétés de Ronald Phelps étaient gérées par Little Harry qui, comme la plupart de ceux qui travaillaient dans les milieux du jeu, des bars et des hôtels, n'avait pas de très bonnes moeurs.  Little Harry a eu quatre femmes, quelques divorces et a fini ses jours avec une Mexicaine.  Il ne méritait pas une meilleure compagne.

Aloso Riales, un ancien employé de Curly John, est un autre Mexicain de l'histoire.  On ne sait pas trop, au juste, pourquoi il est déprécié, mais c'était un "vilain bonhomme", "miteux", "râpé", "répugnant", "cassant avec les hommes qui ne l'aimaient pas".

Paquita, la servante de Peggy Clum, n'est pas dépréciée explicitement, mais plutôt implicitement.  Avant 1970, les moeurs étaient beaucoup plus sévères que maintenant.  Il était impensable, pour une femme de faire des enfants sans être mariée.  Aussi Paquita n'est-elle pas une femme honorable "ordinaire", mais une servante mexicaine, ce qui veut dire que, pour Simenon, les Mexicains pouvaient faire des choses qu'on ne devrait pas faire.

Chez Simenon, les Russes, autant que les Mexicains, sont de curieux personnages.  Les deux Boris, père et fils, mènent une vie assez amorale, aussi buveur, excentrique et original l'un que l'autre.  Le père s'est trouvé mêlé à une histoire qui a fini par lui coûter cher.  Il s'est obstiné à vouloir tuer un cheval, malgré la loi de la Frontière, qui punit de mort un tel délit.  Boris père a été pendu, comme il se doit.  Boris père connaissait la loi.  Il a pris la décision de ne pas la respecter.  Il a dû vivre avec la conséquence de son geste.  La loi est dure, mais c'est la loi.  Quoi de plus logique et normal ?

Curly John a longtemps considéré qu'Andy Spencer comme un ennemi, parce qu'il croyait que Spencer était celui qui avait payé pour le faire assassiner.  Spencer redevient "pur et parfait" lorsqu'il est ruiné et que Curly John est convaincu de son innocence, mais entre-temps on a appris qu'il était quand même assez dur avec son entourage.  Spencer aurait mis à la porte des serviteurs, parce qu'ils étaient trop vieux ou malades.  Tout ça est oublié lors de la réconciliation finale, parce que Simenon n'était pas vraiment opposé au despotisme et aux abus.  La plupart de ses personnages de dirigeants sont des tyrans, comme Joris Terlinck du Bourmestre de Furnes, Émile Ducrau de L'écluse no1, Maugin des Volets verts et François Donge de La vérité sur Bébé Donge.

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Benson, Bones. 

A été pendu.

Blonde Mary.  

Danseuse de cabaret; originaire de France; retournée en France.

Boris. 

Russe; ami de Curly John; ivrogne; fils de l'autre Boris; ressemble à son père; corpulent; contours douillets; face rose; yeux très bleus; a gardé l'accent russe; peut boire sa bouteille de quarante-deux onces en moins d'un quart d'heure et marcher droit ensuite; bon cavalier.

Boris. 

Père de l'autre Boris; appartenait à une famille aristocratique russe et brillant officier; cavalier de premier ordre; buvait sec; jouait gros; offrait des cadeaux somptueux aux danseuses; faisait des chèques sans provision; flair quasi miraculeux pour trouver des gisements miniers; lunatique; pendu parce qu'il a tué un cheval : loi de la Frontière; original; excentrique. 

China King. 

Vieux Chinois; employé de Curly John.

Clum, Peggy. 

Offre toujours de mauvais cigares à Curly John; gale comme pas une; fille aînée de Mike O'Hara; soeur de Rosita; porte parfois tous ses bijoux et est maquillée comme une perruche; d'autres fois vêtue en souillon; en train de prendre les poussières; petite et drue; fait penser à un petit chien qui jappe;  possède un quart de la ville; très riche; air goguenard; lève-tôt; 64 ans; aime Curly John ?; a de l'autorité; calme; ruinée dans l'aventure Spencer ?; épouse Curly John ?; [inspirée d'une personne que Simenon a connu aux États-Unis].

Evans, John.

Dit Curly John; frère de Mathilda; anniversaire 7 octobre; 68 ans; gamin il aimait les muffins à s'en rendre malade; les a pris en horreur; fort; grand et large; à peine gras; digne; vaniteux ?; a déjà été amoureux de Rosita Spencer; soupçonnait Andy d'avoir payé Romero pour le tuer; pèse 220 livres; il ne faut en attendre aucune patience; fait peur; amoureux de Peggy Clum; grande brute; pas jaloux ???; arbitre dans les discussions; on lui demande conseil; personnification du Juste; docilité et fidélité d'un chien; né le même jour qu'Andy Spencer; pas riche; pas orgueilleux ??; [un petit côté fils Cardinaud : besoin de reconnaissance sociale]; honnête et désintéressé; fort et serein; [problème d'ego quand même ?]; [redevient ami avec Andy quand celui-ci est à terre]; va épouser Peggy ?

Evans, Mathilda.

Soeur de Curly John; 73 ans; a toujours été grosse; un peu molle; placide; un sourire maternel aux lèvres; douce; dévouée; a voué sa vie à son frère; a eu un amour malheureux; ne voit à peu près personne; humble; mal habillée. 

Gilda. 

Amie de Peggy Clum.

Gonzales. 

Employé de Curly John; ivre tous les dimanches; teint jaunâtre; se considère comme un régisseur; répugne aux gros travaux.

Guerra. 

Chauffeur de Peggy Clum.

Hackett, J.B. 

Passe un mauvais moment devant un commission sénatoriale; gros fournisseur d'avions pendant le guerre; a obtenu ses contrats par corruption ?; financé par Andy Spencer.

Jackson, Bill.

Agent de change.

Jenkins, Miles.

Plus grand que Curly John d'une tête; irait n'importe où pour peu que Curly John l'y conduisit; corps interminable; engagé par Curly John; 19 ans.

Jim. 

Barman du Pioneer.

Lardoise, M. 

Environ 70 ans; bonne santé; ancien croupier de Little Harry; mari de Marthe; propriétaire d'un hôtel.

Lardoise, Marthe.  

Femme de M.; travaille dans son hôtel.

Linda Lou. 

Artiste; danseuse ?

Little Harry.  

Appelé le Comptable; joueur professionnel; possédait des maisons de jeux et de danse; a eu quatre femmes; en réalité employé de Ronald Phelps; a aussi des contacts avec Mike O'Hara pour la vente d'alcool; divorcé; a fini ses jours avec une Mexicaine.

Louisa.

La belle Louisa; ressemblait à l'Impératrice Eugénie; brune assez forte; ancienne logeuse de Curly John et Andy Spencer.

Mamma. 

Cuisinière de Peggy Clum.

Maxwell, Juanita. 

Amie de Peggy Clum.

Mooberry, Muriel.  

Vieille dame; veuve d'un des principaux actionnaires de la Southern Pacific Railway; voisine et amie de Peggy Clum; a perdu les neuf-dixièmes de ce que son mari lui a laissé.

O'Hara, Marina.

Femme de Mike O'Hara; belle; mère de Peggy Clum et de Rosita Spencer; Espagnole.

O'Hara, Mike. 

Ancien épicier; mort depuis 15 ans; était riche; vieux brigand; père de Peggy Clum et Rosita Spencer; frustre Irlandais; carré; trapu; au début de sa carrière a inondé l'Arizona d'alcool de contrebande; avait des rapports étroits avec Little Harry; gros poings dont il était fier; était de mèche avec Ronald Phelps dans l'affaire de la mine; a accepté Andy Spencer comme gendre pour avoir la mine.

Paquita.  

A eu deux jumeaux sans être mariée; pute; pas de père pour les enfants; servante de Peggy Clum.

Patrick.

Colosse au cou de taureau; ancien régisseur de Curly John; toujours ivre; il a fallu entreprendre une bataille à coups de poing pour le mettre dehors. 

Phelps, Ronald W.   

A quitté le pays sans laisser d'adresse; anglais sans âge; maigre et grisâtre; géologue; très vieux; mort en Angleterre ?; vrai propriétaire des saloons derrière Little Harry; avare solitaire; apparence ridicule; avait toujours la goutte au nez; plus grande fripouille vivant sur le territoire de l'Arizona; avait besoin d'entasser de l'argent; a payé Romero pour qu'il assassine Curly John; de mèche avec O'Hara pour l'affaire de la mine. 

Pia.   

Petite bonne des Evans; mi-indienne; mi-espagnole.

Pickton, Lilly. 

Artiste; danseuse ?

Pritchard.  

Ancien régisseur de Curly John; brave homme; dévoué; pleurnichard; peu d'autorité sur les hommes; a une femme hilare qui lui donne un enfant chaque année; elle défend son mari auprès des hommes; a une pompe à essence sur la route de Phoenix; faible et geignard. 

Riales, Aloso.  

Ancien régisseur d'Andy Spencer; parti pour la Californie; maigre; visage sans franchise; miteux; râpé; mal portant; dur; cassant avec les hommes qui ne l'aimaient pas; antipathie de Curly John; répugnant; ambitieux; envieux; vilain bonhomme; père de Jose; possède un commerce de cigares à Bisbee.

Riales, Jose. 

Employé de Bill Jackson l'agent de change; grand brun; fils d'Aloso Riales.

Romero, Manuel.  

Mexicain; a essayé de tuer Curly John; tué par celui-ci; tueur à gages; payé par Ronald Phelps.

Ryan, Harriet.

Femme du docteur Ryan; amie de Peggy Clum.

Schwob. 

Docteur; vieux; longue barbe blanche; gros sourcils blancs; sourire de cheval; longues dents.

Spencer, Andy.

Dit l'Innommable; 68 ans; ancien associé de Curly John; mari de Rosita; a trouvé une mine de cuivre sur sa part du ranch; homme d'affaires important; en rupture avec Curly John depuis 38 ans; fils unique de l'institutrice de Farm Point; jouait chez Little Harry; impassible; maigre; visage très ridé; poche sous les yeux; cligne sans cesse de la paupière; président d'un grand nombre de club; malade ?; soupçonné par Curly John d'avoir payé Romero pour le tuer; avait honte devant John ?; le plus faible des deux [????]; humble et honteux [??]; a rêvé d'être le seul maître de Tucson; ruiné ?; redevient ami de Curly John.

Spencer, Bob.  

Fils d'Andy Spencer; 22 ans; sourire un peu agressif; dents magnifiques; a des dettes partout à l'insu de son père; petit crétin.

Spencer, Penny.  

Fille d'Andy; ressemble à son père.

Spencer, Rosita. 

Fille de Mike O'Hara; soeur de Peggy Clum; a épousé Andy Spencer; fine comme de la porcelaine; belle comme l'avait été sa mère qui était espagnole; 59 ans.

Wheeler.

Associé de Mike O'Hara.

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- 1 -

Tous les noms étaient là, sur des croix bien rangées, comme dans un cimetière militaire, des noms célèbres et des noms inconnus, y compris ceux des femmes et des enfants massacrés par familles entières, par les Indiens Apaches. […]

De son temps [à Curly John], le calme était presque rétabli. Il restait quelques Apaches mais les leçons que les mineurs et les cow-boys leur avaient infligées les avaient rendus moins agressifs.

[Les bons cow-boys et les méchants Indiens.]


- 2 -

Sa sœur [à Curly John] mangeait en face de lui, se levait parfois pour le servir, comme sa mère l'avait fait pour son mari et pour ses enfants.

[Une bonne maîtresse de maison.]


- 3 -

- [Boris]  On sera dur avec lui [Andy Spencer]  comme il l’a été toute sa vie avec les autres […]  Il n’y a pas un de ses employés qui ne le haïsse.  Il a jeté dehors sans indemnité de vieux serviteurs pour la seule raison qu’ils étaient malades ou qu’ils vieillissaient.

[Et c'est cet Andy qui va redevenir un grand ami à la fin.]


- 4 -

- [Mathilda] Parce que c'est une habitude de s'en prendre à ceux qui réussissent et deviennent trop puissants … On lui [Andy Spencer] a trouvé tous les défauts … On a prétendu qu'il était égoïste, dur, sans scrupule … " 

[Justification de la richesse et du pouvoir.]


- 5 -

- [Aloso Riales] […] Il [Ronald Phelps] avait toujours la goutte au nez […] En lui parlant, on ne pouvait détacher les yeux de cette goutte limpide qui lui pendait au bout du nez et qu'il chassait de temps en temps d'une chiquenaude, quitte à vous l'envoyer au visage … 

[Bon appétit tout le monde !]   


- 6 -

Des pionniers […]  comme des fourmis 


- 7 -

[Curly John]  a l’air d’un ours


- 8 -

[Des Polonais vivaient]  sans qu’on sût comment tout cela formait des familles.

[Voir Les Flamands et autres textes.  Les européens de l’Est vivent comme des porcs.  La bande des Polonais …]


- 9 -

[...]  il [Curly John] lui [Mathilda] en voulait un peu de ne pas s'alarmer de ses soudaines extravagances.

[Curly John est capricieux.]


- 10 -

Si on avait un ennemi, on le tuait en face, chacun ayant le droit de tuer un homme qui avait les armes à la main.


- 11 -

[...]  la dure loi de la Frontière [...]


- 12 -

[...] des explications à coups de revolver, des lynchages, des expéditions punitives [...]

[Justice expéditive au Far-West]


- 13 -

Il fallait bien qu’il y eût une loi, pas vrai ?  Alors, on la faisait soi-même, honnêtement, en prenant ses risques … 


- 14 -

[...]  tandis que sa sœur et Pia lavaient la vaisselle, il [Curly John]  alla chercher dans sa chambre une pipe qu’il fumait rarement, s’installa dans son fauteuil et lut le journal de Tucson. 

[Les femmes font la vaisselle, l'homme lit le journal.]


- 15 -

[...]  il lui [à Boris père]  était arrivé, comme à tout le monde, de tuer deux ou trois lascars qui l’avaient mérité. 

[Virilité agressive.]


- 16 -

Et d'être là, à l'endroit réservé aux propriétaires, alors que la foule se massait le long de la barrière, cela vous donnait un sentiment plaisant de votre importance.

Il n'était pas orgueilleux. […] C'était néanmoins réconfortant de sentir la sympathie et le respect de tous ces hommes qui avaient réussi et qui jouaient un rôle important dans la société. 

[Curly John aime bien être au-dessus du commun des mortels, comme Roger Mamelin.]


- 17 -

Tout le monde était là [à la messe], y compris ceux qui invoquaient le diable toute la semaine.


- 18 -

Pia [la servante de Mathilda et Curly John], derrière eux, ne comptait pas plus qu’une chienne fidèle.

[Simenon a parfois de drôle de comparaison.]


- 19 -

Il [Curly John]  pria même Mathilda de tricoter comme d’habitude [...]

[Occupation de la femme honorable.]


- 20 -

[Curly John]  avait une demi-tête de plus que ses camarades et […]  balançait de gros poings au bout de bras de bûcheron. […]  rose et puissant comme un jeune bœuf [...]

[Simenon aimait les hommes costauds.  Virilité.]

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