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Marque du singe (La)

Mystères du Si-Fan (Les)

Mystérieux docteur Fu Manchu (Le)

Piste de Fu Manchu (La)

Prophète au masque d'or (Le)

Résurrection de Fu Manchu (La)

Singe bleu (Le)

Yatagan turc (Le)

 

 

 

 

 

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Fu Manchu : Les personnages.

Les romans de Sax Rohmer sont proches de certains romans policiers et d'aventure traditionnels, par la distribution des rôles des personnages principaux.  Distribution semblable à celle qu'on trouve chez Agatha Christie et Rex Stout, mais surtout chez Jean Ray, Arthur Conan Doyle et dans les Bob Morane d'Henri Vernes.

Le personnage principal est le détective qui mène l'enquête, ici Denis Nayland Smith.  Smith équivaut au Sherlock Holmes de Conan Doyle, au Harry Dickson de Jean Ray ou au Bob Morane d'Henri Vernes.  Le personnage principal est un bagarreur et un aventurier dont l'intelligence permet de contrecarrer en tout ou en partie les plans des criminels.

Nayland Smith, comme ses semblables, est secondé par un ami dont les qualités premières sont le dévouement, le courage et le droiture.  Le docteur Petrie accompagne Nayland Smith, comme Hastings suit Hercule Poirot, le docteur Watson, Sherlock Holmes et Tom Wills, Harry Diskson.  Le personnage secondaire joue un peu le rôle du grand public, ébahi et choqué par tout ce qu'il voit.  Quand Nayland Smith solutionne une énigme pour Petrie, il la solutionne aussi pour le lecteur.  Le personnage secondaire apporte souvent une touche humoristique et humaine, tandis que le héros est plus cérébral, froid et inaccessible.

Les deux détectives principaux possèdent des relations dans la police officielle, avec lesquelles ils jouent un rôle complémentaire.  L'inspecteur John Weymouth joue le même rôle que Lestrade, le superintendant Goodfield ou le Japp d'Agatha Christie.

Chez tous les auteurs déjà cités, les représentants de la loi sont confrontés à des ennemis qui rivalisent de génie, d'absence de scrupule et de perversité.

Les Fu manchu de Sax Rohmer sont particulièrement liés aux Bob Morane d'Henri Vernes, parce que Fu Manchu et Monsieur Ming, l'Ombre Jaune, sont évidemment des personnages très proches.  Les deux semblent indestructibles et représentent le génie maléfique de l'Asie.  De même des personnages secondaires, comme les dacoïts, et certaines situations sont très semblables chez Sax Rohmer et Henri Vernes.

Fu Manchu est sans conteste le personnage le plus spectaculaires des romans de Sax Rohmer.  

Son aspect terrifie tout d'abord, sa haute taille, son air à la fois félin et reptilien, son front de Shakespeare et sa face de Satan, son crâne rasé, ses longs yeux bridés magnétiques et verts comme ceux d'un chat, ses longs doigts aux ongles démesurés.

Tour à tour qualifié de plus perverse et plus formidable personnalité du monde moderne, de plus grand génie de l'Orient, d'Archange du mal ou d'artiste de la mort, Fu Manchu est aussi impressionnant et terrible que Dracula.  Comme Dracula, Fu Manchu est un aristocrate et on ne s'étonne pas de trouver le sens de l'honneur parmi les traits de son caractère.  Comme les aristocrates d'Émile Gaboriau, Fu Manchu possède un certain sens de la dignité et de la parole donnée.

Comme l'Ombre Jaune d'Henri Vernes, Fu Manchu semble immortel et échappe toujours à ses ennemis, mais si l'Ombre Jaune se dérobe à ses poursuivants grâce à une technologie particulière, Fu Manchu, lui, s'enfuit par des souterrains ou par des subterfuges et divers trucs de son cru.

L'arme la plus puissante de Fu Manchu est son cerveau.  Un des plus grands génies de la planète, Fu Manchu maîtrise plus de sciences et de techniques que n'importe quel autre savant.  Sa science des poisons, des animaux, des plantes et des insectes venimeux est particulièrement grande.

Fu Manchu veut d'établir un empire jaune universel.  Une grande partie de son temps est consacrée à anéantir ses ennemis, ceux de son rêve et de son organisation.  Nayland Smith et Petrie sont, bien entendu, les ennemis principaux de Fu Manchu, mais aussi des explorateurs, des missionnaires, des policiers, des militaires, bref tous ceux qui représentent la puissance colonisatrice.

Kâramaneh aide, bon gré mal gré, Fu Manchu dans ses entreprises.  Kâramaneh c'est le stéréotype de la femme fatale, celle qui entraîne les hommes à leur perte, comme la Juliette Chaffour de L'affaire Lerouge d'Émile Gaboriau.

Les femmes fatales se signalent toujours par leur apparences.  Ce sont de très belles femmes, vêtues de manière suggestive, qui ont des comportements provocants.  Kâramaneh est couverte de bijoux et porte des robes collantes.  La femme fatale est souvent caractérisée par ses origines.  C'est souvent une étrangère, ses parents ont pu être des criminels ou des gens de basses conditions sociales.  Kâramaneh serait d'origine arabe.

La femme fatale signifie le plus souvent aventure, danger et exotisme.  Kâramaneh est tantôt qualifiée de traîtresse, d'hypocrite et maléfique Orientale ou comparée à Dalila.  Kâramaneh, cependant, joue un rôle moins lugubre que dans plusieurs romans, parce qu'elle est inexplicablement amoureuse du docteur Petrie.  Plusieurs fois Kâramaneh aura l'occasion de sauver la vie de Petrie et de Nayland Smith.  Kâramaneh est bien vue, parce qu'elle représente l'indigène qui s'assimile à la société occidentale.

Face à un Fu Manchu quasiment invincible, Nayland Smith peut sembler n'être qu'un faible mortel, mais son caractère dominateur, sa haute taille, ses traits hardis, son regard d'acier, l'autorité qu'il possède sur les forces de l'ordre signalent tout de même un adversaire coriace qui survit aux pièges qu'on lui tend et contrecarre les plans des ennemis de la civilisation.

Dans La résurrection de Fu Manchu, on reconnaît un personnage classique du roman policier et d'aventure du 19ème siècle, celui du riche escroc étranger.  Il s'agit ici d'Abel Slattin, un individu trop soigné et trop bien habillé, d'origine sémite, qualifié de maître chanteur et de coquin beau parleur.  Slattin n'est pas loin du Pacha de Simenon ou du Shaitana de Cartes sur tables d'Agatha Christie.  Un individu comme Slattin, sans foi ni loi et qui mange à tous les râteliers, a toute une vie de crime derrière lui et on n'est pas surpris que lui et son acolyte Burke soient éliminés par des complices de Fu Manchu, démontrant que Sax Rohmer, comme beaucoup de romanciers, ne dédaignait pas d'utiliser la justice expéditive pour régler le sort des coupables.

 

 

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