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Page sur Pierre Saurel

 

La mort frappe deux fois (1980)

 

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Tous les titres :

01 La mort frappe deux fois

03 Mademoiselle Pur-sang

04 Allô ...  Ici la mort !

05 Cadavre regardait la télé (Le)

06 Tueur à répétition

09 Abeille amoureuse (L')

20 Vieille est folle (La)

23 Payé pour tuer

25 Mystère de la cloche de verre (Le)

29 Murs du silence (Les)

30 Absolution

32 Homme à abattre (Un)

33 Chauffard en liberté

37 Carnage

40 Cirque de la mort (Le)

41 Évadés du pen (Les)

42 Meurtre au téléphone

43 Autostoppeuses

44 On demande une victime

46 Cercueil à louer

 

 

 

                   
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Personnages

, Antoine.

Ami de Nicole; maquilleur; +- homosexuel.

Beaulac, Edmond.

Ancien policier; constable pendant douze ou treize ans; obligé de prendre sa retraite; buvait trop; connaissance de Robert Dumont; mort d'une crise cardiaque; père de Michel; vieux.

Beaulac, Michel.

Jeune; dit Mike; juron préféré : carabine; gros mangeur; fait de l'exercice; célibataire; désinvolte; policier; police officielle; tue un voleur par négligence/accident; protégé de Robert Dumont; fils d'Edmond; songeait beaucoup à s'amuser; bon dans tous les sports; longues jambes; accusé d'homicide involontaire dans l'affaire du voleur; collaborateur de Robert Dumont; impulsif; faux nom = prince hindou Biboula; colosse.

Bernier.

Inspecteur; policier le moins diplomate; le moins populaire auprès de ses hommes; ancien militaire; aime commander; fait des remarques cinglantes; porte des lunettes; dur; ennemi de Robert Dumont; chef de l'escouade des homicides; ancien supérieur de Robert Dumont; consciencieux; incorruptible; sale caractère.

Dumont, Robert.

Détective; attaché à l'escouade des homicides de la police municipale de Montréal; astreint à un travail de commis de bureau; amputé au bras gauche à la suite d'un accident; était promis à un brillant avenir; dit Bob; fils unique; orphelin de mère depuis l'âge de quatre ans; père ouvrier; grand; visage aux traits durs; agressif dans sa jeunesse; sportif; a été boxeur; a refusé de perdre volontairement un combat; 5 pieds 11 pouces; 190 livres de muscles; figure de brute sympathique; porte une prothèse au bras gauche; dit le Manchot; déteste Bernier; possède une prothèse d'une force extraordinaire; a démissionné de la police officielle à la suite d'une bagarre avec Bernier; a rompu ses fiançailles après son accident; dans la police officielle pendant près de vingt ans.

Fauteux, Edmond.

Employé de Patrick Morse; bijoutier.

, Fernand.

Policier; marié; a des enfants; dit Fern.

Gaudrin, Muriel.

Ancienne maîtresse de Luigi Sorino; Mlle; droguée; approche la trentaine; longs cheveux roux; serveuse de restaurant; fille de rien; a travaillé pour Manucci; a réellement aimé Sorino; jolie; sympathie de Robert Dumont; [pute au grand cœur].

, Germain.

Domestique des Sorino/Morse; âgé.

Manucci, Antonio.

Luigi Sorino; voulait qu'il épouse Lynda; dit Tonio; ancien gérant homme de confiance de Sorino; congédié après le mariage de Lynda et Patrick Morse; ennemi de Patrick Morse; Italien.

Morse, Patrick.

Gendre de Luigi Sorino; nouveau grand patron de la maison Sorino; détesté par Luigi Sorino; mari de Lynda Sorino; riche; taille moyenne.

, Nicole.

Cheveux roux; bien tournée; veut devenir comédienne; amoureuse de Michel Beaulac; peur de Robert Dumont ?

Norton, Gladys.

Maîtresse d'Antonio Manucci; assez jolie; cheveux très noirs.

Popeye.

Barman au cabaret la Tulipe Noire.

Presley, Jack.

Maître de cérémonie du cabaret la Tulipe Noire.

Ragan, Phil.

Employé de la maison Sorino; messager.

Rodgers, Betty.

Chanteuse western au cabaret la Tulipe Noire.

Satana, Marylin.

Danseuse au cabaret la Tulipe Noire; corps de déesse.

Sorino, Luigi.

Beau-père de Patrick Morse; important bijoutier; importateur de pierres précieuses; mari de Marguerite; père de Lynda; avait une maîtresse qu'il voulait épouser : Muriel Gaudrin; décédé; tué accidentellement en nettoyant une arme de chasse ?; voulait déshériter sa fille si elle épousait Morse; voulait léguer sa fortune à Muriel Gaudrin.

Sorino, Lynda.

Fille de Marguerite et Luigi; hérite de la fortune de ses parents; jolie; femme de Patrick Morse; jeune; élégante; +- trente ans; cheveux blond roux; aimait pas Antonio Manucci; déteste Muriel Gaudrin.

Sorino, Marguerite.

Atteinte du cancer; femme de Luigi; mère de Lynda.

 

 

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Commentaires

Robert Dumont a bien de la difficulté à croire que Luigi Sorino se soit tué en nettoyant une arme de chasse.  Sorino n'aurait-il pas plutôt été assassiné ?

Sorino souhaitait la mort de sa femme pour pouvoir épouser une femme de mauvaise vie : Muriel Gaudrin.  C'est rarement bien vu.  Sorino voulait aussi que sa fille épouse son homme de confiance, un personnage assez louche : Antonio Manucci.

On doit essayer de trouver qui sont réellement les bons et les méchants, dans ce roman.  Manucci est-il aussi mauvais qu'il en a l'air ?  Patrick Morse aimait-il vraiment Lynda Sorino ou n'en voulait-il qu'à son argent ?  Chose certaine, puisque Lynda et Morse se sont mariés, il ne peuvent plus se séparer.

La fin du roman n'est pas facile à prévoir.

 

 

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Extraits

- 1 -

Le détective Robert Dumont était toujours attaché à l'escouade des homicides de la police municipale. Mais, confiné dans un travail de simple commis de bureau, il se sentait comme un lion en cage, assoiffé de liberté.

Un an plus tôt, il y avait eu cet accident, un accident bête, un accident qu'il aurait pu éviter, s'il avait été plus prudent. Au cours d'une descente, après avoir fracassé la vitre d'une porte, il avait glissé le bras gauche à l'intérieur pour tirer le loquet. Quelques minutes plus tard, un camarade lui avait dit :

- Tu ferais mieux de te rendre à l'hôpital, Bob. Tu t'es coupé.

- Bah ! Une égratignure.

Et le même soir, il s'était fait un pansement avant de se mettre au lit. Cependant, il dormit fort mal et au petit matin, en jetant un coup d'œil sur son bras, il se rendit compte qu'il était passablement enflé. "J'aurais dû y voir, hier soir.", pensa-t-il avec une vague inquiétude.

Il se rendit à l'hôpital. Les médecins examinèrent la blessure, on nettoya la plaie, on lui fit des points de suture et on l'empiffra d'antibiotiques. Mais déjà, le mal était fait. Robert Dumont risquait un empoisonnement du sang. Les spécialistes se consultèrent et en arrivèrent rapidement à une décision. Pour sauver le policier, il ne restait que l'amputation.

- 2 -

- [Bernier] Allons, au travail, que j'ai dit. Si tu peux pas te servir de tes deux bras, [Robert] Dumont, sers-toi au moins de ta tête.

Le détective manchot contourna le bureau; à présent, il était tout près de la chaise de l'inspecteur.

- Je peux pas me servir de mes deux bras ! C'est ce que vous croyez hein ?

La main gauche de Dumont s'avança brusquement. Il saisit Bernier à la gorge.

- Dumont … t'es fou … laisse-moi.

Déjà, il commençait à suffoquer et à tirer la langue. Le regard fixe, les lèvres serrées, Dumont ne bronchait pas. Et cette main artificielle qui se refermait … se refermait sur la cou de l'inspecteur.

- 3 -

Cet homme de 5' 11" [Robert Dumont], avec ses 190 livres de muscles sans une once de graisse, avait un charme particulier, et cette figure de brute sympathique plaisait beaucoup aux femmes, qui lui trouvaient une séduction particulière que lui-même ne s'expliquait pas.

- 4 -

Un éclairage blafard, un orchestre miteux, des clients à l'allure louche, des filles affreusement maquillées qui reluquaient les clients esseulés, des garçons de table qui ressemblaient à des bouncers, c'était là l'ambiance de la Tulipe Noire, ce cabaret situé dans le vieux Montréal, une boîte que fuyait les touristes mais qui était fréquentée par les clients qu'on avait mis à la porte des établissements voisins.

- 5 -

Soudain, il y eut une sorte de sifflement : on ajustait le micro pour le spectacle. Des lumières éclairèrent la petite scène et un homme, vêtu d'un pantalon noir, d'une chemise rose et d'un veston où brillaient des centaines de paillettes, apparut.

- Bonsoir mesdames et messieurs, bonsoir. Ici votre maître de cérémonies Jack Presley. Bienvenue au chic cabaret la Tulipe Noire. En vedette cette semaine, la chanteuse western, de retour d'un voyage triomphal aux États-Unis, Betty Rodgers.

Les musiciens donnèrent un accord qui sonnait faux.

Et notre vedette-maison, l'aguichante danseuse au corps de déesse, la troublante disciple du diable Marylin Satana. Et pour débuter, je vous demande d'accueillir avec une bonne main d'applaudissements la vedette de la « tévé », du disque, de la radio et du cinéma, la seule et unique Betty Rodgers.

La fille, vêtue d'un costume de cow-girl, apparut, cherchant à couvrir de sa voix, celle des clients qui semblaient déterminés à ne pas écouter les paroles poétiques de sa chanson d'ouverture : « Le soleil se cache derrière la montagne ».

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