L'ermite du marais du diable (1931)

Tous les titres :

Chemin des dieux (Le)

Dame au diamant bleu (La)

Ermite du marais du diable (L')

Gardiens du gouffre (Les)

Maison du grand péril (La)

Temple de fer (Le)

Trois cercles de l'épouvante (Les)

L'ermite du marais du diable de Jean Ray est une histoire où le mariage joue un rôle important, comme dans La dame au diamant bleu.

Dans sa jeunesse, Mary Sommerset a été amoureuse de Carlo, le dompteur de fauves.  Heureusement, le père de Mary est parvenu à la convaincre d'épouser son associé, un homme d'affaires plus digne d'elle.  Carlo, furieux d'être évincé, essaie de relancer Mary, mais sans succès.

Les relations se détériorent entre Mary et son mari.  Mary semble terrorisée par son époux, qui va jusqu'à la faire interner.  Les époux Sommerset ont toutes les raisons de se haïr.  Ils pourraient aussi bien se séparer.  Mais non !

Le coupable finit par être Carlo, qui joue le rôle de l'amant de la femme mariée, qui sera arrêté et condamné à mort.  La mort de Carlo met un terme définitif aux tentatives de l'amant indélicat.

Au fond, le mariage entre Mary et George Sommerset a toujours été une bonne chose.  Mary Sommerset, la fille d'un industriel, ne pouvait pas épouser un vulgaire artiste de cirque.  Comme le mariage est pour la vie, la possibilité de séparation n'existait pas réellement, en dépit des péripéties destinées à amuser le lecteur.  Il n'y avait que deux possibilités : la réconciliation ou la mort, comme pour Gina et Walter Hudd, dans Jeux de glaces d'Agatha Christie.

Haut de la page

, Carlo. 

Disparu; dompteur; jeune et sémillant; Italien; beau garçon; ancien amoureux de Mrs Sommerset; assassiné ?; faisait croire à sa mort; déguisé en ermite; meurtrier de Mr. Wilsburg et de courriers; voleur; condamné à mort.

Dickson, Harry.  

Détective; célèbre; faux nom = Farers (Français).

Pearson. 

Directeur de l'asile où a été internée Mary Sommerset.

Sommerset, Georges ou Charles. 

Mari de Mary; industriel; propriétaire de fonderies; associé du père de sa femme; gentleman élégant; trentaine d'années; veut faire interner sa femme; véritable père pour son personnel; a utilisé la dot de sa femme pour ses affaires; aime sa femme par-dessus tout; difficultés financières; réconcilié avec sa femme.

Sommerset, Mary.

Ancienne fiancée de Carlo; femme de Georges Sommerset; père très riche; père opposé à son mariage avec Carlo; jeune; fille de Mr. Wilsburg; terrorisée par son mari ?; aversion pour son mari ?; nature très franche et très honnête; beauté éblouissante; dame de condition; aime encore son mari.

Wills, Tom. 

Élève de Harry Dickson.

Wilsburg, M.  

Père de Mary Sommerset; détesté partout pour son avarice et son mauvais caractère; mort dans la marais; victime de Carlo.

Haut de la page

- 1 -

[Le père de Mme Sommerset] s'opposa de toutes ses forces au mariage de sa fille avec un saltimbanque [Carlo]. Il faut croire qu'il réussit à la faire changer d'idées, car un beau soir Carlo reçut une lettre d'elle, où elle disait que la vie errante du cirque lui serait impossible, et qu'elle ne pouvait devenir sa femme.

Se rendant aux désirs de son père, elle avait décidé d'épouser son associé, un homme fort estimable, qui avait depuis longtemps des vues sur elle. 

En cela, monsieur Dickson, elle fit preuve de sagesse, car notre vie nomade n'est pas rose du tout. 


- 2 -

[Mr. Sommerset] Elle [Mrs Sommerset] m'avoua sans détours qu'elle aimait le saltimbanque [Carlo] et qu'elle l'avait rencontré souvent. Son père lui avait mis devant les yeux l'inanité de pareilles relations et, volontairement, elle les avait rompues. […]  Je savais que je pouvais avoir confiance en celle qui allait devenir mon épouse. Elle m'avait avoué son amourette avec droiture; n'oubliez pas qu'elle est d'une nature très franche et très honnête.


- 3 -

- [Mr. Sommerset] […] Je suis toujours porteur d'un revolver et spécialement ces jours-là, car une bande de bohémiens infestait la contrée. 


- 4 -

- [Mrs. Sommerset] Vous n'ignorez pas que j'ai été amoureuse du dompteur Carlo. Mon père m'ouvrit les yeux, me dépeignit la vie misérable qui m'attendait et je dus lui donner raison. Je me rendis à l'évidence : mon amour n'était qu'une amourette, une toquade, comme on dit.

Haut de la page