Poirot : La mystérieuse affaire de Styles (1920)

Tous les titres :

A.B.C. contre Poirot

À l'hôtel Bertram

Affaire Prothéro ( L')

Aventure de l'"Étoile de l'Ouest" (L')

Aventure de l'appartement bon marché (L')

Aventure du tombeau égyptien (L')

Cadavre dans la bibliothèque (Un)

Cartes sur tables

Chat et les pigeons (Le)

Cheval à bascule (Le)

Cheval pâle (Le)

Cinq heures vingt-cinq

Cinq petits cochons

Club du mardi (Le)

Couteau sur la nuque (Le)

Crime d'Halloween (Le)

Crime de l'Orient-Express (Le)

Crime de Regent's Court (Le)

Crime du golf (Le)

Demoiselle de compagnie (La)

Destination inconnue

Dernière énigme (La)

Disparition de Mr. Davenheim (La)

Dix petits nègres

Double péché

Drame en trois actes

Énigme du testament de Mr. Marsh (L')

Enlèvement du Premier Ministre (L')

Flux et le reflux (Le)

Géranium bleu (Le)

Guêpier (Le)

Heure zéro (L')

Homme au complet marron (L')

Indice de trop (Un)

Indiscrétions d'Hercule Poirot (Les)

Jeux de glaces

Lingots d'or (Les)

Maison biscornue (La)

Major parlait trop (Le)

Mémoire d'éléphant (Une)

Meurtre au champagne

Meurtre de Roger Ackroyd (Le)

Meurtre en Mésopotamie

Meurtre sera commis le ... (Un)

Mort avait les dents blanches (Le)

Mort n'est pas une fin (La)

Mort sur le Nil

Motif contre occasion

Mrs Mac Ginty est morte

Mystère de Hunters's Lodge (Le)

Mystère du bahut espagnol (Le)

Mystère du vase bleu (Le)

Mystérieuse affaire de Styles (La)

N. ou M.

Némésis

Noël d'Hercule Poirot (Le)

Noyée au village (Une)

Nuit qui ne finit pas (La)

Pendules (Les)

Pension Vanilos

Plume empoisonnée (La)

Poignée de seigle (Une)

Poirot joue le jeu

Poirot quitte la scène

Pouce de saint Pierre (Le)

Poupée de la couturière (La)

Quatre (Les)

Quatre suspects (Les)

Rendez-vous à Bagdad

Rendez-vous avec la mort

Retour d'Hercule Poirot (Le)

Rêve (Le)

Sanctuaire d'Astarté (Le)

Sept cadrans (Les)

Seuil ensanglanté (Le)

Signal rouge (Le)

S.O.S.

Témoin indésirable

Témoin muet

Témoin à charge

Trio à Rhodes

T.S.F.

Train bleu (Le)

Tragédie de Mardson Manor (La)

Train de 16 h 50 (Le)

Troisième fille (La)

Vacances d'Hercule Poirot (Les)

Vallon (Le)

Vol d'un million de dollars de bons

Il est parfois bien difficile de garder ses convictions.  Ses convictions de lecteur de romans policiers s'entend.  Des convictions durement acquises à la suite de lectures pénibles et laborieuses.

Nous croyions avoir établi que deux des règles les plus fondamentales du roman policier étaient que les personnages trop suspects ne pouvaient pas être coupables et, qu'au contraire, les coupables devaient être des individus relativement insoupçonnables, comme en particulier chez Earl Derr Biggers.  Dans La mystérieuse affaire de Styles d'Agatha Christie, la deuxième règle est bien respectée, mais pas la première.

Agatha Christie connaissait les règles du roman policier sur le bout de ses doigts, au point d'éprouver l'envie, parfois, de ne pas les respecter.  Agatha Christie savait que, généralement, les suspects trop évidents ne sont pas coupables.  Elle savait aussi que le lecteur le savait.  Aussi s'est-elle décidée à prendre la règle à contre-pied.  Théoriquement, plus Alfred Inglethorp semblait coupable, plus il devait être innocent.  De sorte que le lecteur était poussé à considérer tout le monde suspect, sauf Alfred.  Les lecteurs inexpérimentés doivent tomber dans le piège tête première.  Sauf que le mariage d'Emily et d'Alfred Inglethorp constituait une évidente mésalliance, ce qui est un fait objectif et une faute inexcusable.

Autrefois, on considérait important que les gens mariés soient de classes sociales compatibles : les riches avec les riches, les pauvres avec les pauvres et les gens vertueux ensemble.  Si bien que les mésalliances sont d'importants motifs de crimes dans les romans.  On n'a qu'à lire, par exemple, Une confidence de Maigret, Maigret et le client du samedi et Maigret et Monsieur Charles de Simenon; Le crime d'Orcival d'Émile Gaboriau; Les vacances d'Hercule Poirot et La mort n'est pas une fin d'Agatha Christie.  Le philosophe aristocrate Hermann Keyserling n'est pas non plus avare de reproches envers sa mère, remariée avec l'ancien précepteur de ses enfants.

Il n'est pas facile de se prononcer catégoriquement quand on n'a pas lu tous les romans d'un auteur, mais peut-être Agatha Christie considérait-elle la mésalliance comme une faute très très grave, cela et l'illégitimité des enfants.  Par conséquent Alfred Inglethorp ne pouvait en aucun cas être totalement libre et innocent à la fin du roman, pas plus qu'Edgar Lawson dans Jeux de glace.  Soit Alfred était coupable du meurtre de sa femme.  Soit il était coupable d'un autre crime ou il mourait d'une maladie ou d'un accident.

Toujours est-il qu'avec le peu de renseignements que nous possédons, nous sommes écartelés entre deux extrêmes.  Une théorie nous dit qu'Alfred Inglethorp est innocent, parce que la romancière met énormément d'énergie à le discréditer, alors que, d'après l'autre théorie, Inglethorp ne pouvait pas être innocent.

En fait, la culpabilité d'Alfred Inglethorp est la solution la plus rationnelle et la plus économique que la romancière pouvait présenter, parce qu'Inglethorp était un élément étranger qui n'aurait jamais dû être intégré à la famille Cavendish.  Son élimination est celle qui cause le moins de dégâts.

Si, par exemple, le coupable avait été John Cavendish, un Alfred Inglethorp complètement innocent n'aurait pas pu vivre en bonne harmonie, à Styles Court, avec les membres restant de la famille, tandis que John, Laurence et leurs épouses peuvent très bien vivre ensemble.  Ce qui nous amène à examiner la situation des quatre autres suspects potentiels.

Mary et John Cavendish présentent l'image d'un couple en difficulté, comme les Hudd dans Jeux de glaces.  Mary prétend vouloir quitter son mari, mais nous savons que cela est impossible, les deux seules solutions sont la mort ou la réconciliation.  Laquelle des deux solutions Mary et John choisiront-ils ? On tente de la déterminer en analysant les deux personnages.  Ont-ils vraiment franchi les limites de l'acceptable ?

Mary semble une femme tout à fait honorable.  Ce n'est pas une femme qui boit, qui a eu cinquante amants, qui ne se préoccupe que de ses bijoux ou de ses toilettes.  Elle travaille.  Elle se lève à cinq heures tous les matins pour traire les vaches.  Tout ce que Mary dit et fait est conforme à une situation stéréotypée.  Mary et John Cavendish se sont mariés sans s'aimer.  Ils ne s'aiment pas plus deux ans plus tard, mais seront "réconciliés" par l'épreuve qu'ils subiront.  En fait, ils n'avaient pas le choix, parce que la séparation était inadmissible au dix-neuvième siècle.  Entre temps Mary Cavendish avait pris un "amant" avec lequel rien d'irréparable n'a été commis.  L'amant, Bauerstein, était un étranger, comme il se doit, un juif polonais espion allemand.  Mary rompt avec Bauerstein pour retrouver son mari.  Le tout équivaut à la règle du mariage sans amour pour la vie.  Le reste n'est que rationalisation.

John Cavendish n'est pas un mauvais bougre.  Ce n'est pas un homme d'affaires, mais pas non plus un criminel.  Ce n'est pas un homme qui boit, qui a eu cinquante maîtresses ou qui cherche la bagarre dans les cafés.  Il paraît tout aussi récupérable que sa femme.  C'est au moment où on le croit le plus coupable qu'il est le plus "aimé" par sa femme.  Un homme aimé comme cela ne peut pas être coupable.  Dans le cas de Mary et John Cavendish, on pouvait faire un pari pour la réconciliation.  Dans cette hypothèse, ni Mary, ni John ne pouvaient être coupables.

Cynthia Murdoch paraît être une jeune fille, jolie et sérieuse, que tout homme voudrait épouser.  Cela tombe bien parce que nous avons justement un jeune célibataire qui trottine dans le coin.  Ne serait-il pas agréable que Laurence Cavendish épouse Cynthia et que nous soyons invités à la noce ?  Dans ce cas aucun des deux ne peut être coupable.  L'histoire se développe effectivement dans ce sens et quand Cynthia prétend que les opinions de Laurence ne l'intéressent pas, nous comprenons que ce n'est pas vrai.

Ni Mary Cavendish, ni John, ou Laurence ou Cynthia Murdoch ne sont jamais vraiment mauvais, dans cette histoire, contrairement à Alfred Inglethorp.  On sait bien que plus un personnage est suspect, plus il est innocent, mais Inglethorp est vraiment déprécié au-delà de toute récupération.  Il est laid et mal habillé.  Il est qualifié de "fieffé hypocrite", de "taré", et de "vulgaire arriviste".  Il est détesté par tout le monde.  On pouvait difficilement imaginer qu'il soit innocent, qu'il hérite de sa femme et qu'il vive heureux le reste de ses jours. 

Inglethorp n'est pas seulement déprécié pour en faire un suspect, mais aussi parce que c'est un arriviste qui a épousé une vieille femme pour son argent.  Un tel individu ne peut que mijoter des crimes.

La culpabilité d'Evelyn Howard est moins évidente que celle d'Inglethorp.  On voit ici l'application de la règle du personnage le moins soupçonnable.  Mais on peut juste se demander si le départ d'Evie n'était pas une chose un peu bizarre.  Si elle craignait tant Inglethorp, n'aurait-elle pas dû demeurer auprès d'Emily pour la protéger de son corps au besoin.  Evie agissait comme un soldat qui crie que l'ennemi s'en vient et qui se sauve après.  Juliette Bellever, dans Jeux de glaces, n'a pas abandonné sa maîtresse de cette façon.  Le départ d'Evie ne servait qu'à lui établir un alibi.

La mésalliance était un grave crime au dix-neuvième siècle.  Il était possiblement impensable qu'Alfred Inglethorp ne soit pas puni.  Emily est la première à subir son châtiment, mais quand deux personnes commettent un crime, on doit punir les deux coupables et non pas un seul.

Haut de la page

Bauerstein.

Docteur; croit qu'il y a d'innombrables cas d'empoisonnements qui sont insoupçonnés; grand; barbu; antipathie d'Hastings; fait une cure de repos à la suite d'une crise de neurasthénie aiguë; grand expert en toxicologie; grand ami de Mary Cavendish; visage sinistre; juif polonais; joue le rôle de l'amant d'une femme mariée : Mary Cavendish; arrêté pour espionnage; Allemand de naissance; très intelligent; espion allemand; acquitté des accusations portées contre lui mais neutralisé en tant qu'espion ?

Cavendish, John.

15 ans plus vieux qu'Hastings; 45 ans; frère aîné de Laurence; a été avocat mais est maintenant gentleman campagnard; marié depuis deux ans; mari de Mary; amoureux de Cynthia Murdoch ?; problèmes d'argent; optimiste insouciant; peu d'imagination; principal héritier d'Emily Inglethorp; intelligent et dénué de tout scrupule ? [affirmation de Poirot ! Peu vraisemblable s'il est aimé de sa femme à ce point-là]; coupable de meurtre d'Emily Inglethorp ? [non]; a flirté avec Mrs Raikes; loyal envers son frère; réconcilié avec sa femme; fils de M. Cavendish.

Cavendish, Laurence.

Frère cadet de John; fils de M. Cavendish; adolescence délicate; a étudié la médecine mais ne pratique pas; vit à Styles Court en poursuivant des "chimères littéraires"; environ quarante ans; visage basané et imberbe; mélancolique; sans le sou; a mangé son argent pour publier des vers; timide et réservé; trop d'imagination; amoureux de Cynthia Murdoch.

Cavendish, M.

Père de John et Laurence; dominé par sa femme; premier mari d'Emily Inglethorp; a légué la plus grande partie de ses revenus à sa femme en lésant ses deux fils; mort.

Cavendish, Mary.

Femme de John; travaille régulièrement à la terre; se lève à cinq heures tous les matins pour traire les vaches; n'arrête pas jusqu'à l'heure du déjeuner; jeune; longue et mince silhouette; intense tranquillité; esprit sauvage et indomptable; amoureuse du docteur Bauerstein ?; très belle; a jamais aimé Bauerstein; pas heureuse avec son mari ?; père Anglais mais mère Russe; mère très belle; mère morte par erreur d'une trop forte dose de somnifère; son père a été dans le service consulaire; à 23 ans avait fait le tour du monde; père mort; était sans ressources; s'est mariée sans être amoureuse de son mari; va quitter son mari ? [non]; orgueilleuse et farouche; aime réellement son mari; se montre sous son meilleur jour dans l'adversité; loyale; était jalouse de Mrs Raikes; réconciliée avec son mari [inévitable].

Dorcas.

Femme de chambre des Inglethorp; vieille; cheveux gris; type de la vieille domestique d'autrefois; célibataire.

Earl, William.

Jeune; jardinier des Inglethorp.

Hastings.

Évacué du front pour blessure; en permission de convalescence; pas de parents proches; pas d'ami; a fréquenté Styles dans sa jeunesse; violente antipathie pour Alfred Inglethorp; se trouve perspicace [Ho ! Ho ! Ho !]; avant la guerre était au Lloyds; a toujours rêvé de devenir détective; ami d'Hercule Poirot; a une cousine aide-infirmière; [comprend lentement]; jeune; admire Mary Cavendish; travaille au War Office; honnête; visage transparent; environ trente ans.

Heavywether, Ernest.

Sir; avocat de John Cavendish.

Howard, Evelyn.

Dame de compagnie d'Emily Inglethorp; brave femme; ni jeune ni belle; Miss; solide complet de tweed; yeux très bleus; visage hâlé; environ quarante ans; aspect agréable; voix presque masculine; corps carré aux pieds énormes; s'exprime en style télégraphique; s'est querellée avec Alfred Inglethorp; s'en va ?;[une bonne servante ne démissionnerait pas ?] [Comparer à Juliette Bellever dans Jeux de glaces]; déteste Alfred Inglethorp ?; [si elle avait voulu protéger Emily elle serait restée ? Mauvais soldat]; dite Evie; manières brusques; père médecin ?; complice d'Alfred Inglethorp pour le meurtre d'Emily; cousine d'Inglethorp; a eu l'idée de l'empoisonnement d'Emily Inglethorp; livrée à la justice.

Inglethorp, Alfred.

Triste sire ?; deuxième mari d'Emily; cousin ou vague parent d'Evelyn Howard; longue barbe noire; [trop suspect ?]; a été secrétaire d'Emily [mésalliance]; vulgaire arriviste; [voir Keyserling : mésalliance]; vingt ans de moins qu'Emily [négatif]; chasse à la fortune ?; [sera meurtrier ou victime ?]; pince-nez en or; impassible; voix profonde et onctueuse; air d'un acteur; [déprécié]; vaurien ?; fieffé hypocrite ?; taré; amant de Mrs Raikes ? [non]; détesté par tout le monde; voulait hériter de sa femme; assassin de sa femme; lui et Evelyn Howard forment un couple dénué de tout scrupule; complice d'Evelyn Howard; livré à la justice.

Inglethorp, Emily Agnès.

Belle-mère de John et Laurence Cavendish; femme d'Alfred; veuve de M. Cavendish; avait épousé le père de John Cavendish alors qu'il était veuf avec deux fils; environ 70 ans; énergique; autocrate; [la première assassinée ? Oui]; éprise de notoriété; charitable et mondaine; généreuse; fortune personnelle considérable; avait dominé M. Cavendish; généreuse envers les fils de M. Cavendish; très distinguée; encore fort belle; traits autoritaires; [voir Keyserling : mésalliance; L'affaire de Saint-Fiacre de Simenon : loi salique]; morte; empoisonnée à la strychnine; n'avait pas eu le don de se faire aimer ?; peu regrettée ?; égoïste; riche mais quelque peu sotte; victime d'Evelyn Howard et d'Alfred Inglethorp.

Japp, James.

Dit Jimmy; petit; brun; rusé; visage de fouine; détective inspecteur; de Scotland Yard; ami d'Hercule Poirot.

Mace, Albert.

Jeune; efflanqué; préparateur du pharmacien.

Manning.

Vieux; jardinier des Inglethorp; très voûté; yeux vifs et intelligents; façon lente et prudente de parler.

Murdoch, Cynthia.

Protégée d'Emily Inglethorp; fille d'une ancienne compagne de pension d'Emily qui avait épousé un avocat véreux qui fit faillite; orpheline sans le sou; travaille à l'hôpital de la Croix-Rouge de Tadminster; vit à Styles depuis deux ans; jeune; très fraîche; pleine de vie et de vigueur; cheveux ondulés; mains petites et blanches; beauté; Mlle; situation subalterne; souffre-douleur de Mrs Inglethorp ?; très jolie; petites mains; charmante; amoureuse de Laurence Cavendish.

Nibs.

Collègue de Cyntia Murdoch; jeune; aspect rébarbatif.

Philips, K.C.

Procureur de la couronne au procès de John Cavendish.

Poirot.

Belge; détective extrêmement célèbre; petit homme surprenant; a de la méthode; genre dandy; formidablement doué; vieil ami d'Hastings; digne; tête en forme d'œuf penchée de côté; moustache cirée très raide d'allure militaire; tiré à quatre épingles; flair surprenant; charmant; yeux verts comme un chat; fume des cigarettes russes; un des détectives les plus remarquables de son époque; drôle; maniaque de l'ordre; orgueilleux.

Raikes, M. 

Fermier; a une bien jolie femme qui est la maîtresse d'Alfred Inglethorp ?; mari de Mrs.

Raikes, Mrs.

Très jolie femme de type romanichel; femme de M.; visage de tzigane; avait une aventure avec John Cavendish.

Summerhaye.

Surintendant; de Scotland Yard; grand et blond; inspecteur.

Tadminster.

Connaissance de Mrs Inglethorp; femme du député aux Communes; fille de feu Lord Abbotsbury.

Wilkins.

Docteur; médecin habituel de Mrs Inglethorp; petit; gros; important.

Wells.

Avoué d'Emily Inglethorp; également coroner; quinquagénaire aux yeux perçants.

Wells, Élisabeth.

Deuxième femme de chambre de Styles Court.

Haut de la page

- 1 -

- [Evelyn Howard] […] Je lui ai dit tout net : "Emily, vous êtes une vieille femme. Et il n'y a pas d'imbécile comme un vieil imbécile. Cet homme [Alfred Inglethorp] a vingt ans de moins que vous. Ne cherchez pas pourquoi il vous a épousée. Pour votre argent ! Eh bien, ne lui en donnez pas trop ! 

[Ici Evelyn Howard reflète le préjugé "normal" populaire.]


- 2 -

-  [Poirot] […] Ce n'est pas comme s'ils avaient été unis par les liens du sang. Elle [Emily Inglethorp] a été bonne et généreuse envers ces Cavendish [John et Laurence], mais ce n'était pas leur propre mère. Le sang compte, rappelez-vous ça, le sang compte ! 


- 3 -

- [Poirot] Nous avons fait dans cette chambre six découvertes intéressantes, dit-il en écrivant rapidement. Voulez-vous que je les énumère, ou préférez-vous le faire ?

- [Hastings] Oh ! Faites-le, répondis-je vivement.


- 4 -

- [Dorcas] […] En général, je n'aime guère les étrangers, mais d'après ce que disent les journaux, je vois que ces braves Belges c'est pas des étrangers ordinaires. Et il [Poirot] est certainement un gentleman très poli. 


- 5 -

- [Poirot] […] il [le coupable] est intelligent. Mais il nous faut l'être encore davantage. Il faut être si intelligents qu'il nous soupçonne de ne pas l'être du tout. 

J'acquiesçai.

- Et c'est ici, mon ami [Hastings], que vous allez m'être d'une grande aide.

Je fus heureux du compliment. Car à certains moments, je m'étais imaginé que Poirot ne m'appréciait pas vraiment à ma juste valeur.

[Hastings n'est pas sensible aux nuances]


- 6 -

- [Mary Cavendish] […] Je fus tout à fait franche avec lui [John Cavendish]. Je lui dis, ce qui était exact, qu'il me plaisait beaucoup, que j'espérais même l'aimer un jour, mais que, pour le moment, je n'étais nullement amoureuse de lui. Il se déclara satisfait, et c'est ainsi que nous nous mariâmes …

Haut de la page